- Dec 30, 2025
J'ai raté tous mes objectifs en 2025
- Antoine BM
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Quand on fait des bilans annuels, il est tentant de ne voir que l'année en cours.
Mais c'est comme regarder le cours de bourse d'une action sur une journée. Ça ne nous dit pas grand-chose sur la trajectoire réelle de l'entreprise à long terme.
Alors pour finir 2025, je voudrais faire un bilan honnête et juste, qui pourrait t'inspirer pour l'année prochaine.
Ah oui, et pour commencer : j'ai raté tous mes objectifs de l'année.
Et de toutes mes réussites, je n'en avais prévu aucune.
D'abord, voyons ce que je n'ai pas réussi :
J'avais commencé l'année avec un objectif de stabilité. Après un tour d'Amérique latine de 3 mois et une année 2024 stressante, je visais une année 2025 tranquille, sans grands changements.
Quelques semaines plus tard, j'étais en instance de divorce, je déménageais, je mettais ma maison de campagne en vente et je lançais une nouvelle boîte.
Pour la stabilité, on repassera.
Bien sûr, rien de tout ça n'avait été prévu. C'est une cascade d'événements qui est venue rééquilibrer une vie qui ne me convenait plus.
Une vie que j'avais encombrée et complexifiée pendant des années, comme on encombre une cave pendant 20 ans. On y entasse des cartons, des vieux meubles, des objets dont on ne se sert plus. Et un jour, on découvre qu'on ne peut plus accéder à la machine à laver. Alors on décide de tout bazarder, une bonne fois pour toutes.
Beaucoup de gens voient le divorce comme un échec. Mais tout, dans la vie, est une question de point de vue.
J'ai choisi de voir ça comme un acte de courage.
C'est la chose la plus difficile que j'ai faite. Et c'était la bonne chose à faire.
J'en suis sorti plus fort. Plus confiant dans ma capacité à évoluer, à prendre des décisions difficiles, à arrêter ce qui ne fonctionne plus pour reconstruire quelque chose de nouveau.
Dans la foulée, j'ai lancé une nouvelle entreprise : BetterStats.
J'ai adoré travailler sur le design, faire un build in public sur Instagram qui a attiré des dizaines de milliers de nouveaux abonnés, concevoir un nouveau produit de zéro.
Mais après le lancement, l'énergie est retombée.
Un SaaS est un projet long terme. Ça met beaucoup de temps avant d'être aussi rentable qu'un business de formation déjà bien établi.
Sauf que pendant ce temps, j'avais mis mes formations de côté pendant des mois. Et ma boite était dans le rouge.
Alors j'ai mis BetterStats en pause. Et j'ai décidé, une nouvelle fois, de me challenger.
Le high ticket
Pendant des années, j'avais ignoré le high ticket. Je le trouvais trop lourd, trop engageant, pas adapté à ma façon de travailler.
Cette année, en voyant que la plupart des créateurs (y compris mes clients) avaient fini par lancer leur offre high ticket, j'ai décidé de voir les choses différemment.
Au lieu de me dire que le high ticket n'était pas fait pour moi, je me suis demandé : comment je pourrais l'adapter à ma façon de travailler ?
Comment je pourrais le rendre "fait pour moi" ?
Ce petit shift a tout changé.
J'ai commencé à me passionner pour le sujet, à imaginer de nouvelles manières de faire, à tester des formats qui me convenaient mieux.
Et j'ai fini par lancer mon offre d'accompagnement YouTube : YouTube Dividendes™.
Ça a été un succès immédiat.
J'ai adoré accompagner les premiers élèves, les voir créer leurs premières vidéos, générer leurs premiers inscrits et faire leurs premières ventes depuis YouTube.
Pour la première fois de ma vie, j'ai été obligé de LIMITER mes efforts de vente.
Si tu n'as reçu que très peu d'emails de ma part ces derniers mois, c'est pour cette raison : j'avais trop de demandes et je ne pouvais pas prendre assez d'appels.
Alors j'ai lancé un recrutement, et j'ai trouvé 2 conseillers qui correspondent parfaitement à mes critères. Ils commencent à travailler cette semaine.
Objectif pour le premier trimestre 2026 : stabiliser l'activité, et pouvoir enfin me remettre pleinement à créer du contenu. Ça me manque.
Amour et expatriation
Sur le plan personnel, je me suis mis en couple avec une personne avec qui la vie est douce.
Je ne cherche pas à tout contrôler. Je ne complexifie pas mon style de vie pour elle.
Je réalise qu'une relation ne devrait pas être un combat. Lorsqu'on est avec une personne compatible, qui a des aspirations similaires et qui est peu conflictuelle, tout est plus facile.
Enfin, pour la première fois depuis des années, j'envisage de quitter Paris.
J'adore toujours cette ville. Son esthétique, son énergie, et depuis quelques années, son engagement à limiter la place de la voiture et à végétaliser les rues.
Mais Paris reste une ville bruyante, agressive et froide.
Mon environnement a toujours eu un impact énorme sur mon énergie et mon humeur. Je ne veux pas vivre dans un endroit qui ne m'inspire pas.
J'ai visité Dubaï en 2019, et j'ai détesté.
J'y suis retourné le mois dernier sur les conseils d'amis entrepreneurs.
J'ai détesté encore plus.
C'est tout l'inverse de ce que j'aime dans une ville : pas de liberté de mouvement, dépendance à la voiture, barrières partout, privatisation de l'espace, pollution, publicités et luxe ostentatoire.
J'ai aussi compris que je n'avais aucune envie de vivre dans une dictature, peu importe le niveau de sécurité et le pourcentage d'impôts.
Je me suis donc plutôt tourné vers le nord.
La douceur de vivre européenne. Le pragmatisme nordique. Le respect de la nature et de l'environnement. La liberté de mouvement et les pistes cyclables.
J'ai passé quelques jours en Suède et au Danemark, et j'ai adoré.
Mais je pense poser mes valises plus près de la France.
Mon pays de rêve : les Pays-Bas.
C'est simple, j'ai l'impression que c'est un pays créé pour moi. Un pays qui prône la qualité de vie, tout en étant un modèle d'efficacité.
Leurs villes ont 30 ans d'avance sur la qualité de l'urbanisme, même comparé à Paris ou Copenhague.
Alors en 2026, je vais sûrement faire pas mal d'allers-retours là-bas, et documenter tout ça sur YouTube.
Je voudrais aussi montrer aux entrepreneurs qui me suivent que l'avenir pour eux ne se situe pas forcément dans des dictatures dorées. Qu'il existe d'autres modèles.
Leçons pour 2026
Voici donc le bilan d'une année compliquée, pleine d'imprévus et riche en découvertes.
La leçon que j'en tire, c'est qu'il ne faut pas chercher à tout prévoir.
L'incertitude fait peur, mais elle est inévitable.
On ne voit jamais les opportunités qu'une chose apparemment négative peut créer. C'est seulement à la fin, lorsqu'on se retourne et qu'on fait le bilan, qu'on réalise que toutes ces épreuves n'étaient que la route sinueuse qui constitue une bonne vie.
Pour 2026, je te souhaite de prendre des décisions et de saisir les opportunités.
Il n'y a pas de fatalité.
Tu peux transformer une vie médiocre en une vie libre. Tu peux changer de métier. Créer ton propre job. Partir vivre à l'étranger.
Peut-être que tu te sens coincé dans une situation qui ne te convient plus. Un boulot qui te pèse. Une relation qui s'est éteinte. Une ville où tu ne te sens plus chez toi.
Tu te dis que c'est trop tard. Que c'est trop compliqué. Que tu as trop à perdre.
Mais la vérité, c'est que tu as plus à perdre en restant.
Parce que le temps, lui, ne revient jamais. Et une vie passée à endurer ce qui ne te rend pas heureux, c'est une vie gâchée.
Il n'existe pas qu'un seul modèle.
Tu n'es pas obligé de vivre à Paris, Bangkok ou Dubai pour réussir. Tu n'es pas obligé de travailler 60 heures par semaine. Tu n'es pas obligé de faire comme tout le monde.
Si la machine ne fonctionne pas pour toi, tu peux la démonter et la remonter différemment.
Tu peux inventer ton propre jeu. Tes propres règles. Ta propre définition du succès.
Et si tu as besoin de faire table rase, de tout casser pour reconstruire quelque chose de nouveau, fais-le.
Oui, ce sera difficile. Oui, tu auras peur. Oui, les gens autour de toi ne comprendront peut-être pas.
Mais dans 5 ans, 10 ans, quand tu te retourneras sur cette année 2026, tu seras fier de toi.
Parce que tu auras eu le courage de choisir ta vie, plutôt que de la subir.
On est toujours plus libre qu'on ne le pense.
Excellent réveillon à toi,
Antoine
PS : J'ai enfin rouvert quelques places pour rejoindre YouTube Dividendes™.